DPE Collectif en copropriété : ce que nous apprend le parc immobilier Marseillais

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) collectif et le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) ne sont pas de simples formalités.

À Marseille, ils sont la boussole qui guide l’avenir de votre copropriété.

En tant que Syndic expérimenté, nous avons déjà mené ces études sur plus de la moitié des immeubles que nous gérons .
Nous souhaitions partager avec vous, copropriétaires et futurs acquéreurs, les enseignements concrets tirés de ces diagnostics. Vous allez constater que le résultat dépend beaucoup de la « carte d’identité » de votre immeuble .

 

1. Le panorama global : un parc marseillais majoritairement correct (mais avec des points de vigilance)

Avant tout, un mot pour vous rassurer : sur l’ensemble des 218 immeubles audités, près de 80% affichent une étiquette DPE de catégorie D ou mieux (A, B, C). Notre bâti marseillais se défend globalement bien, même s’il ne faut pas relâcher les efforts de rénovation.

Note (DPE)

Nombre d’Immeubles

Pourcentage

A, B, C, D

176

80,73 %

E, F, G

42

19,27 %

Le saviez-vous ?
La note DPE devient un critère clé, pas seulement pour la vente, mais surtout pour
anticiper les futurs travaux et l’évolution des charges. Plus la note est mauvaise, plus le montant de la rénovation sera important pour garantir la pérennité de l’immeuble et le confort de ses occupants.

 

2. Focus sur le cœur historique : les charmants « Avant 1914 »

À Marseille, nos immeubles anciens, souvent construits en moellon ou en pierre de taille, ont un cachet indéniable, notamment ceux du centre-ville, comme le 2ᵉ arrondissement.

Nous distinguons deux typologies souvent rencontrées :

Typologie

DPE Majoritaire

Point de Vigilance

« 3 fenêtres marseillais »

Catégorie D (50%)

40% sont en E ou F ! Ces bâtiments sont les plus sensibles à l’isolation.

« Haussmannien marseillais »

Catégorie C (47%)

Généralement mieux isolés grâce à l’épaisseur des façades et la surface des appartements.

Notre conseil d’expert marseillais : Si vous êtes propriétaire d’un « 3 fenêtres » non mitoyen, soyez doublement vigilant ! L’isolation des combles ou du plafond des caves est le premier réflexe « facile » à engager en copropriété. Cependant, dans les vieux immeubles marseillais, les caves sont souvent difficiles d’accès et peu entretenues… La rénovation la plus efficace devient alors privative (isolation par l’intérieur), impactant malheureusement la surface habitable.

 

3. Les Défis du béton : les immeubles entre 1930 – 1975

C’est la catégorie qui concentre souvent les plus gros chantiers à prévoir.
Construits à une époque où le prix de l’énergie était très bas et le confort thermique la dernière des préoccupations, ces immeubles en béton
sans isolation initiale sont un vrai défi :

  • Plus de la moitié (51%) sont en catégorie D.
  • Mais c’est là que l’on trouve le plus de « mauvais élèves » (E, F, G).

L’alerte Syndic : Les copropriétés en étiquette G, souvent celles avec 4 façades froides (sans mitoyenneté), n’auront d’autre choix que d’engager des travaux lourds. Il faut parfois prévoir  25 à 40 000€ par lot pour une rénovation globale, incluant une Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE).

 

4. Les plus récents : 1975 à Aujourd’hui

  • Immeubles 1975-2000 : Très bonne performance ! 68% en catégorie C. L’isolation intérieure, souvent présente dès la construction, est efficace. Les travaux sont généralement limités à des compléments lors des ravalements de façade.
  • Immeubles après 2000 : Malgré les réglementations thermiques, aucun immeuble n’atteint la catégorie A dans notre panel, ce qui peut être décevant pour l’acheteur. Néanmoins, près de 90% sont en B ou C. La performance est au rendez-vous, avec très peu de travaux d’isolation à prévoir.

 

Conclusion et invitation à l’action 

Ces diagnostics ne sont pas de la paperasse, ils sont un outil de pilotage pour la valeur et l’avenir de votre bien. Ils sensibilisent nos clients et doivent alerter les acheteurs.

Notre Conseil d’Expert Local : Si vous envisagez d’acheter à Marseille, ne vous fiez pas uniquement au prix au m² ! Un bien dans le 15ᵉ arrondissement dans un immeuble des années 70 classé F coûtera moins cher à l’achat, mais peut nécessiter des dizaines de milliers d’euros de travaux de copropriété à court ou moyen terme. À l’inverse, un Haussmannien classé C du centre-ville est un gage de sérénité sur les travaux d’isolation lourds.

Vous souhaitez faire le point sur la situation de votre immeuble ou anticiper les travaux ?
Contactez-nous pour une analyse personnalisée et un accompagnement de Syndic qui connaît le marché de Marseille.



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